Que reste-t-il, à l’heure de l’anglais triomphant, du beau projet de langue internationale initié par le Polonais Louis-Lazare Zamenhof ? Rien ou si peu, à peine quelques braises finissant de s’éteindre sous les cendres d’illusions consumées ?
Bien au contraire. Le web a redonné à l’espéranto l’élan dont il avait besoin. Et la librairie Voyelles proposera prochainement un rayon consacré à cette langue.
À l’heure actuelle, de plus en plus de personnes dans le monde commencent l’apprentissage de l’espéranto, reconnu en Hongrie comme langue vivante. Pourquoi ? Parce qu’elle est porteuse d’un idéal humaniste. Parce qu’elle a réussi le tour de force d’être d’une simplicité déconcertante tout en permettant de nuancer finement sa pensée. Parce qu’elle n’est la langue d’aucun État et tend à mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Parce qu’elle rassemble des gens de tous les coins du monde.
L’espéranto ne vise nullement à supplanter les langues « naturelles », mais à faciliter les échanges internationaux. Sa simplicité permet à chacun d’atteindre un niveau de maîtrise appréciable en bien moins de temps que pour n’importe quelle autre langue, y compris l’anglais. Et même si l’espéranto n’est sans doute pas la langue parfaite dont auraient pu rêver les linguistes, il n’en a pas moins été remarquablement pensé. Aucune autre langue construite ne présente aujourd’hui un tel degré de développement.