Stockholm, 1955 : interrogé par la police au sujet de son ami Jan, Krille, douze ans, se souvient…
Août 1954, Krille s’apprête à poursuivre sa scolarité dans un collège privé réputé. Et même si les autres garçons de sa bande vont dans un établissement public, tous sont persuadés que rien ne saurait les séparer. Leurs liens vont pourtant se distendre au fil des mois. Sauf entre Krille et Jan, le nouveau venu. Tout, pourtant, semblait les opposer, Krille le matheux psychorigide, collectionneur de statistiques, et Jan le petit rouquin impulsif, casse-cou et acrobate. Un puissant attachement réciproque les unit bientôt. Au fil des mois, Krille découvre néanmoins que son ami lui cache beaucoup de choses : pourquoi ces disparitions sans un mot d’explication, pourquoi ces marques de coups, qui ses parents sont-ils, Jan va-t-il seulement à l’école ?
Le jeune narrateur est lui-même dépassé par les événements. Amour ou amitié, son attachement passionnel pour Jan ? Qui sont ces personnes peu recommandables qu’il fréquente ? Pourquoi ses disparitions ? Qui est-il au juste ? Trop jeune, plus ou moins volontairement aveugle, Krille n’a pas de réponses à ces questions. C’est au lecteur qu’il appartient de les trouver, s’il le peut, s’il le souhaite, à partir d’informations fragmentaires. Ce roman fort, à la fois sombre et lumineux, compte parmi les meilleurs qui aient jamais été écrits pour la jeunesse !
| Auteur | Pohl, Peter |
| Éditeur | Gallimard jeunesse |
| Collection | Page blanche, n° 55 |
| Parution | 7 décembre 1999 |
| Description | 346 p. ; 21 x 11 cm |
| ISBN | 2-07-054148-7 |
| Prix | 8,20 € |
Poursuivi par la police chilienne, Angel Allegria décide de mettre un terme à sa vie de meurtrier en trouvant refuge dans une maison isolée, à l’extrême sud du pays. Il en tue les occupants mais épargne le petit garçon, Paolo, qui avait grandi jusqu’ici livré à lui-même. Il va l’élever comme son fils et expérimenter des sentiments nouveaux pour lui, la tendresse, l’amour. Coupés du monde, ils mènent ensemble une vie dure mais heureuse, à cultiver une terre aride et à élever des chèvres. Mais surgit bientôt un troisième personnage, Luis Secunda, qui menace de rompre ce fragile équilibre. Fils de riche, dépressif, il a fui une société dans laquelle il ne parvenait pas à s’intégrer. C’est à Paolo qu’il devra d’avoir la vie sauve. Luis enseignera la lecture à l’enfant et lui fera découvrir, ainsi qu’à Angel, les beautés de la poésie. Mais la mort de leur dernière chèvre va obliger le trio à se rendre en ville pour faire l’acquisition de nouvelles bêtes. La ville, la foule, la police… Angel devra faire face à ses anciens démons.
En situant son récit dans un endroit coupé du monde, Anne-Laure Bondoux a sans nul doute trouvé l’un des meilleurs moyens d’échapper à la fausseté des conventions (famille, école, médias, société…). Ainsi ses personnages découvrent-ils et vivent-ils leurs émotions de manière brute et immédiate. Et, tout fruste qu’il soit, Angel délivre à la fin du récit la plus belle déclaration d’amour qu’on puisse imaginer. Un roman magnifique ! Prix Sorcières 2004
| Auteur | Bondoux, Anne-Laure |
| Éditeur | Bayard jeunesse |
| Collection | Millézime |
| Parution | 7 mai 2003 |
| Description | 226 p. ; 20 x 14 cm |
| ISBN | 2-7470-0775-8 |
| Prix | 10,90 € |
Jeanne, quatorze ans, n’a pas sa langue dans sa poche. Ni sa plume, pour le plus grand bonheur du lecteur : l’adolescente revient sur son enfance, avant de poursuivre par le récit de sa vie présente. Refusant les compromis et l’hypocrisie, elle n’a jamais intégré le troupeau. Depuis son plus jeune âge, elle exaspère ses parents avec ses questions insistantes et son refus de se soumettre aux décisions arbitraires des adultes. Elle jette sur ses camarades un regard lucide et incisif, jamais cynique pourtant. De ce fait elle aura peu d’amis, mais de véritables, sur lesquels elle pourra compter.
Plein d’humour et de sensibilité, remarquablement écrit, ce court roman compte parmi les plus réussis de Cédric Érard.
| Auteur | Érard, Cédric |
| Éditeur | École des loisirs |
| Collection | Médium |
| Parution | 19 octobre 2004 |
| Description | 128 p. ; 19 x 13 cm |
| ISBN | 2-211-07606-8 |
| Prix | 8,50 € |
Hildegunst, jeune dragon de septante-sept ans ayant l’ambition de devenir le plus grand écrivain de tous les temps, part à la recherche d’un poète, mystérieux rédacteur d’un manuscrit d’une qualité inégalable ayant subitement disparu dans la Cité des livres qui rêvent…
Walter Moers signe ici une œuvre magnifique, grâce à la maîtrise d’un scénario haletant mêlant suspense et humour, et par l’invention d’un univers profondément fascinant où l’on dévore les livres au sens figuré quand ce ne sont pas eux qui vous dévorent au sens propre.
| Auteur | Moers, Walter |
| Éditeur | Panama |
| Parution | 17 octobre 2005 |
| Description | 455 p. ; 25 x 17 cm |
| ISBN | 2-7557-0072-6 |
| Prix | 23,00 € |
Bien que ce roman fasse suite à L’Huile d’olive ne meurt jamais, il peut être lu indépendamment. Après son périple italien, Olivier a enfin réussi à gagner l’estime puis le cœur de Caroline. Aussi exigeants envers eux-mêmes que l’un envers l’autre, les deux lycéens redoutent pourtant de ne pas être à la hauteur de cet amour. Combien dérisoires leur apparaissent les tentatives maladroites de leurs professeurs d’assurer le minimum légal en matière d’éducation sexuelle ! Quel contraste offrira plus tard l’intervention dans leur lycée d’une dame de quatre-vingt-sept ans, tellement plus juste et authentique : une femme qui aime parler d’amour et ne craint pas d’appeler un chat un chat. Un jour, toutefois, Caroline et Olivier doivent faire face à leurs responsabilités : la jeune fille est enceinte. Que faire ?
Parallèlement à l’histoire des deux adolescents, le roman présente une galerie attachante de personnages secondaires, directement ou indirectement connectés entre eux, croqués dans des « instantanés » de leur vie quotidienne : un journaliste offensé, une enseignante dépressive, une mère amère, un proviseur au naturel…Servi par une belle écriture et une manière inimitable de restituer l’humanité du moindre de ses personnages, ce récit n’hésite pas à prendre à rebrousse-poil les lieux communs sur le « fléau » des grossesses précoces et le manque de maturité de la jeune génération : décidément, une réussite.
| Auteur | Chérer, Sophie |
| Éditeur | École des loisirs |
| Collection | Médium |
| Parution | 6 avril 2006 |
| Description | 151 p. ; 19 x 13 cm |
| ISBN | 2-211-08358-7 |
| Prix | 9,20 € |
Le narrateur, Gabriel, rentre en sixième au collège public La Bruyère à Paris – non pas une sixième ordinaire mais une section expérimentale avec deux « premières » langues : l’anglais et le japonais. Pourtant, ce n’est ni la passion pour le Japon ni même celle pour les mangas ou les jeux vidéo qui ont poussé le jeune garçon à choisir cette option ; comme presque tous les Français de sa classe, il a été inscrit là par ses parents… afin d’échapper à la sectorisation et aux établissements scolaires de banlieue. Créée dans le cadre d’une politique de développement des relations franco-japonaises, la classe accueille aussi des élèves venus du Japon, ou plutôt venues. Ces Japonaises, qu’il trouve laides et stupides (« des thons »), Gabriel se gardera bien de les fréquenter, à l’instar de ses camarades et malgré les efforts désespérés des enseignants et des parents d’élèves impliqués dans ce projet de rapprochement entre les peuples. Sorties culturelles, théâtre kabuki, cérémonie du thé, visite de l’Empereur (« la momie »), un voyage au Japon annoncé : l’année scolaire s’annonce pittoresque.
Attention : tout attachant et truculent qu’il soit, Gabriel est une vraie tête à claques ! Sa misogynie et ses préjugés risquent d’en agacer voire d’en choquer plus d’un. Et si on sent à la fin du récit l’amorce d’un fléchissement dans son attitude, le livre évite l’écueil de la conclusion sottement moralisatrice. Quant à la narration, c’est un régal de drôlerie ; la verve gouailleuse et argotique de Gabriel n’est pas sans rappeler celle du Céline de Mort à crédit. Un premier roman détonnant !
| Auteur | Arnaud, Emmanuel |
| Éditeur | Éditions du Rouergue |
| Collection | DoAdo |
| Parution | 10 mars 2006 |
| Description | 121 p. ; 17 x 12 cm |
| ISBN | 2841567370 |
| Prix | 7,50 € |
Qu’a-t-il pu arriver pour que Mary atterrisse ainsi en prison ? La jeune fille rêvait de participer à l’émission à la mode « Espoir de Star ». Pleine d’espoir, elle pensait avoir toutes ses chances lors de l’audition. Mais quelque chose de grave s’est produit. Une journaliste réalise un reportage sur les événements. Au fil des entretiens recueillis, des lettres écrites depuis la prison par Mary à sa meilleure amie, le lecteur voit se mettre en places les différents pièces du puzzle. La narration éclatée éveille et entretient l’intérêt du lecteur pour le parcours d’une adolescente fragile et déboussolée. Au-delà d’une critique des émissions de télé-réalité, Isabelle Chaillou rend avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité ce désarroi commun à une grande partie de cette classe d’âge.
| Auteur | Chaillou, Isabelle |
| Éditeur | Rageot |
| Collection | Métis |
| Parution | 17 mars 2004 |
| Description | 152 p. ; 19 x 13 cm |
| ISBN | 2-7002-2975-4 |
| Prix | 6,50 € |
En vacances à la mer, Tommy fait la connaissance de Cecil (sans accent ni « e »). Les deux garçons n’ont apparemment rien en commun. S’ils avaient fréquenté le même collège, ils se seraient probablement côtoyés sans jamais se rencontrer. Cecil semble tellement différent des autres, lui qui préfère le jazz au rap, se baigne quand la mer est démontée, dessine sur les cartes postales, parle si peu. Tommy ne sait pas ce qu’il ressent pour Cecil, une émotion et une attirance si proches du sentiment amoureux qu’au fond rien sans doute ne les distingue. Mais les mots font trop défaut à Tommy pour qu’il puisse même saisir ce qu’il éprouve : son esprit tourne en rond et à vide. Et quand Cecil s’absente plusieurs jours, le désarroi de Tommy est complet. « Je ne vais pas y arriver. Je ne vais pas y arriver » se répète-t-il en boucle.
Touches impressionnistes, répétitions et phrases inachevées : avec une grande économie de moyens, Claudine Galéa a trouvé le ton juste pour rendre palpable la confusion intérieure de Tommy. À mon sens, un des plus beaux romans pour adolescents de cette année 2006.
| Auteur | Galéa, Claudine |
| Éditeur | Éditions du Rouergue |
| Collection | DoAdo |
| Parution | 10 mars 2006 |
| Description | 72 p. ; 17 x 12 cm |
| ISBN | 2-84156-736-2 |
| Prix | 6,00 € |
Collégienne, Delphine est amoureuse de son professeur d’arts plastiques, qui a pris l’initiative de leur faire un cours « décoiffant » sur le préservatif. Si monsieur Letellier repousse d’abord gentiment ses avances, Delphine est vite persuadée que c’est uniquement par peur des conséquences judiciaires. Mais si ensemble ils prenaient toutes les précautions pour que personne ne découvre leur liaison ? Avec l’aide de sa copine Gaëlle, elle met au point toute une stratégie de séduction. Jusqu’à ce que l’enseignant lui fasse fermement comprendre qu’il ne se passera jamais rien entre eux… pour des raisons que Delphine était loin d’imaginer. Mais les voies de l’amour sont souvent étranges et Delphine finira par s’éprendre d’Arthur, un garçon bègue de sa classe au passé douloureux avec qui elle connaîtra sa première expérience sexuelle.
Ce roman de Gudule nous permet ainsi de suivre les émois et atermoiements d’une adolescente aussi candide qu’attachante. L’évolution des relations entre Delphine et Arthur est dessinée avec beaucoup de finesse et de justesse. Et la description de leur premier rapport sexuel évite aussi bien l’écueil d’une fausse pudeur déplacée que celui de la vulgarité. Un excellent titre !
| Auteur | Gudule |
| Éditeur | Thierry Magnier |
| Collection | Roman |
| Parution | 17 février 2006 |
| Description | 127 p. ; 21 x 12 cm |
| ISBN | 2-84420-414-7 |
| Prix | 7,50 € |
Pierre n’est en apparence qu’un élève de seconde ordinaire. Disciple brillant d’un pianiste renommé, il se destine pourtant à devenir musicien professionnel. Mais Pierre est aussi timide que discret, et ne sait comment aborder Jeanne, la jeune fille dont il est tombé amoureux. Un concours de circonstances propulse le garçon dans la carrière musicale plus tôt qu’il ne l’aurait souhaité ; sous le pseudonyme de Paul Niemand, revêtu d’une énorme perruque qui dissimule ses traits, il connaît rapidement une succession de triomphes. Traînée sa grand-mère mélomane au premier concert du jeune prodige, Jeanne s’éprend de ce mystérieux Niemand sans imaginer un instant qu’il puisse s’agir du Pierre qu’elle connaît, et grâce auquel elle va s’initier à la musique classique. L’adolescent résiste à la tentation de tout avouer à Jeanne, parce qu’il veut être aimé pour lui-même. Ce qu’ignorent encore les deux jeunes gens, c’est que leur relation naissante permettra la découverte d’un compositeur majeur, qui n’est autre que le père de Jeanne, décédé.
La Fille de 3e B présente au lecteur le journal de Pierre, Le Pianiste sans visage celui de Jeanne. Plutôt que d’une même histoire racontée de deux points de vue distincts, il s’agit bien de deux histoires différentes, celle de Pierre et celle de Jeanne, qui comme dans la vie ne se recoupent que partiellement. La passion communicative de Christian Grenier pour la musique classique est au cœur de ces deux récits – peut-être l’occasion pour le jeune lecteur de découvrir un univers foisonnant et palpitant, trop souvent considéré comme de la « musique de vieux ».
| Auteur | Grenier, Christian |
| Éditeur | Rageot |
| Collection | Métis |
| Parution | 24 septembre 2003 |
| Description | 156 p. / 157 p.; 19 x 13 cm |
| ISBN | 2-7002-2969-X / 2-7002-2970-3 |
| Prix | 6,50 € chaque volume |
Sam, treize ans, vient de perdre sa mère, Anglaise émigrée aux États-Unis. Son père purgeant une longue peine de prison, il est confié à son oncle et sa tante britanniques. En Angleterre, tout lui déplaît : passé maître dans l’art d’être désagréable, le jeune Américain ne se prive pas de le faire savoir. Mais, tout arrogant et insupportable qu’il soit, le Max est de nature grégaire, si bien que, après avoir été exclu de leur groupe par son cousin Matthew et ses amis, le voilà prêt à tout pour se faire pardonner et réintégrer la bande. Les garçons comptent bien lui donner une bonne leçon. La rentrée scolaire approche, personne au collège ne connaît encore le jeune Américain. Le prix à payer pour Sam sera de réussir à se faire passer pour une fille une semaine entière ! Avec son beau visage, ses cheveux longs et sa voix n’ayant pas encore mué, cela ne devrait pas poser de problème, pour peu que Sam y mette du sien. L’opération Samantha est déclenchée. Sam se prend finalement si bien au jeu, transformé en une charmante jeune fille, que très vite la supercherie échappe à tout contrôle. Ce que les garçons étaient loin d’avoir imaginé…
Le Don Juan du collège courtisant « Samantha », une fille qui n’ose s’avouer être tombée amoureuse de la jolie nouvelle : de savoureux quiproquos en retournements de situation, Terence Blacker explore les différences entre garçons et filles et fait tomber les barrières entre les deux sexes. Par une narration virtuose, éclatée entre les différents personnages, il donne un rythme palpitant au récit, jouant des accélérations et des ralentis. Une brillante réussite !
| Auteur | Blacker, Terence |
| Éditeur | Gallimard jeunesse |
| Collection | Scripto |
| Parution | 17 février 2005 |
| Description | 313 p. ; 20 x 13 cm |
| ISBN | 2-07-050954-0 |
| Prix | 11,50 € |
Trois ans ont passé. Éric et Thierry pensent avoir tourné la page du jeu, celui qui les avait projetés en chair et en os dans des batailles historiques, ce jeu maudit qui leur avait au moins permis de découvrir la véritable personnalité de leur « ami » Andreas, jeune néo-nazi prisonnier du jeu et ironiquement embarqué, bien malgré lui, lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver. Parce qu’il reconnaît Andreas sur une photographie de 1942, et malgré la profonde antipathie que celui-ci lui inspire, Thierry se sent le devoir de faire son possible pour porter secours à son ancien ami. Le seul moyen d’y parvenir : rentrer à nouveau dans le jeu…
La suite longtemps attendue de No Pasarán, le jeu surpasse encore ce dernier. La dénonciation de la guerre par Christian Lehmann s’y fait encore plus véhémente et percutante : décérébration de la jeunesse américaine par les médias mais aussi par les jeux vidéo utilisés par certains officiers recruteurs sans vergogne se servent aux États-Unis pour recruter de grands adolescents désœuvrés et sans repères, manipulation des informations et du vocabulaire… Lehmann sait pourtant très bien que les moyens mêmes qu’il emploie, au service de son propos, jouent sur les mêmes ressorts : la fascination exercée par la violence et par la mort – c’est qu’on ne change pas l’homme du jour au lendemain. Son adresse aux lecteurs, jeunes et moins jeunes, n’est-elle pas une invite à la réflexion : « Tout ceci, et ce qui suivra… est de votre faute ;-) » ?
| Auteur | Lehmann, Christian |
| Éditeur | École des loisirs |
| Collection | Médium |
| Parution | 25 février 2005 |
| Description | 19 x 13 cm |
| ISBN | 2-211-07753-6 |
| Prix | 9,00 € |
Débarqué de nulle part en pleine année scolaire, Alexandre fascine Omar, le narrateur, qui cherche à devenir son ami, avec plus ou moins de succès. Très cultivé, polyglotte, le nouveau lycéen vit seul avec une femme d’origine slave qui n’est pas sa mère et semble ne pas avoir de père. Jusqu’au jour où ce père ressurgit – un homme d’une brutalité extrême qui enlève Alexandre à chacun de ses passages en France pour lui faire subir un entraînement paramilitaire des plus stricts. Alexandre hait ce père violent, qui simultanément exerce sur lui un réel ascendant. Omar est prêt à tout pour sauver son ami. Mais Alexandre souhaite-il seulement échapper à cette brute ?
Le récit se présente comme une longue confession écrite par Omar à la mère adoptive d’Alexandre, après la disparition de celui-ci. Le lecteur partage la fascination du narrateur pour cet adolescent mystérieux et les interrogations qu’il fait naître. Les personnages garderont une grande part de leur mystère. Le malaise que suscite l’existence d’un homme tel le père d’Alexandre ne s’apparente-il pas à de la mauvaise conscience, celle d’un Occident non sans responsabilités dans le déroulement de guerres civiles qui, parce que lointaines, ne nous concerneraient pas ?
| Auteur | Lou, Virginie |
| Éditeur | Gallimard |
| Collection | Scripto |
| Parution | 22 mai 2002 |
| Description | 138 p. ; 20 x 13 cm |
| ISBN | 2-07-053947-4 |
| Prix | 8,00 € |